À propos

Église de Carleton et statue de Saint Joseph

La construction d’une chapelle à Tracadièche (Carleton, aujourd’hui) débute en 1771. En 1773, l’abbé J.-Mathurin Bourg qui a la charge des missions de toute la Gaspésie et de l’Acadie, s’installe dans la paroisse à titre de curé. Il quittera pour des raisons de santé en 1795. Il sera remplacé par l’abbé Louis-Joseph Desjardins. En 1798, une première église est érigée pour remplacer la chapelle : « Le 23 décembre 1798, […] les fidèles de la paroisse étant assemblés au son de la cloche, on procéda à la bénédiction solennelle de l’église, sous le vocable de Saint-Joseph ».

Cinquante ans plus tard, on constate que ce lieu du culte est trop petit pour la population et il se trouve dans un état lamentable. On décide alors de se doter d’une nouvelle église, de style corinthien,  dont les plans seront élaborés par l’architecte Pierre Côte qui deviendra d’ailleurs, par la suite, résident de Carleton. En 1850, la construction de l’église actuelle débute. De style corinthien, elle sera terminée en 1854 par Messire Nicolas Audet.

Il s’agit de notre église actuelle. En 1848, la paroisse de Maria se détache de celle de Carleton et en 1860, la paroisse de Nouvelle fera de même. La paroisse sera érigée canoniquement en 1860, sous le nom de Saint-Joseph de Carleton.

L’église connaîtra plusieurs adaptations pour répondre aux besoins de la communauté. Toutefois, la plus importante  sera effectuée en 1917. Le  bardeau de bois qui la recouvre sera remplacé par de la brique polychrome et une tour surmontée d’un clocher s’ajoutera à la façade.

La statue de saint Joseph à l’Enfant-Jésus, sise dans la niche de la façade, est l’œuvre de Henri Angers (Neuville, 1870-Québec, 1963), ancien élève de Louis Jobin puis des Académies des Beaux-Arts d’Anvers et de Bruxelles.  Cette statue de deux mètres de hauteur, sculptée dans le bois a d’abord été recouverte de plomb et par la suite, dorée à la feuille d’or. Elle fut bénie le 24 décembre 1917. Elle se substitue à l’ancienne statue patronymique transportée sur le mont Saint-Joseph, ainsi nommé en 1878 en remplacement de cap Ferré.

Marquée par les assauts du temps et des saisons, la statue saint Joseph à l’Enfant-Jésus est présentement en restauration. Suivez-là sur Facebook!

Sources :

Chouinard, É.-P. (1906). Histoire de Carleton. Rimouski, Imprimerie générale, p. 40.

LeBlanc, M. (1995). Un sommet de la foi à Carleton. New Richmond, Imprimerie de la Baie-des-Chaleurs, p. 17-18.

Allard, N. (2013). Regard sur l’église Saint-Joseph de Carleton. Carleton, Écomusée Tracadièche.